123 – LA FÊTE AU VILLAGE
Générique de début
Jack boit de l’eau à la crique puis rejoint Charles Ingalls qui est en train d’apporter un seau d’eau Charles Ingalls pose son seau pour caresser son chien (NB : mêmes images que le début de l’épisode 102 « Les Paysannes »).
Dans la maison des Ingalls : Mary, Laura et Carrie sont devant le lit de Carrie.
Mary Ingalls : Vas-y répète après moi : la fête au village !
Carrie Ingalls : la fête au village !
Mary Ingalls : C’est très bien !
Charles Ingalls (entrant dans la maison) : Bonjour tout le monde.
Mary et Laura Ingalls : Bonjour Papa !
Mary Ingalls : Moi je fais le concours de saut à la corde.
Laura Ingalls : Et moi la course à l’aide de cerceaux.
Caroline Ingalls : Allez mettez-vous à table, sinon vous allez manger froid.
Laura Ingalls : Oui, maman
Mary Ingalls : Oui, Maman, on y va.
Caroline Ingalls (à son mari) : Ton déjeuner n’est pas encore prêt, sers-toi une autre tasse de café.
Charles Ingalls : Très bien.
Charles Ingalls : Je vais avoir un nouvel équipier aujourd’hui.
Laura Ingalls : Où est Monsieur Edwards ?
Charles Ingalls : Il est en route pour Minneapolis. Il va rapporter des machines pour Mr Hanson.
Mary Ingalls : Papa, Laura et moi on disputera deux concours et on gagnera.
Charles Ingalls : Mais qu’est-ce que vous avez toutes à parler de cette fête ?
Caroline Ingalls : Oh, voyons chéri, la fête du village représente beaucoup pour de nombreuses personnes.
Charles Ingalls : Oh, je sais, oui, ça rapportera aux Oleson, à Mr Hanson, et à tous les colporteurs qui viendront vendre leur camelote.
Caroline Ingalls : C’est bon pour le village ! Ça représente de la prospérité pour tous ses habitants. Et il y a plus que ça. Elle sert à rapprocher les habitants. Tout le monde doit y prendre part et s’y amuser.
Charles Ingalls : La ligue féminine a parlé !
Caroline Ingalls : Mais oui. Nous sommes toutes d’accord. Nous sommes à cent pour cent pour la fête.
Charles Ingalls : Oh ! Bah alors moi aussi je suis pour.
Caroline Ingalls : Bien !
Laura Ingalls : On va toutes disputer des concours, Papa, mais toi tu vas en disputer ?
Charles Ingalls : Moi je me reposerai ce jour-là ! Je serai seulement un spectateur attentif et je vous applaudirai.
Mary Ingalls : Oh, mais ça va pas être drôle.
Charles Ingalls : Oh, je crois n’avoir vraiment plus l’âge de m’amuser en poussant un cerceau.
Charles Ingalls (embrassant sa femme) : A ce soir.
Charles Ingalls (à ses filles) : Bonne école !
Laura Ingalls : Oui, Papa.
Mary Ingalls : Oui, Papa.
Carrie Ingalls : Pas moi !
Charles Ingalls passe sur le pont juste avant d’arriver à la scierie.
Jim Tyler : J’usine (?) ce genre de planches, il suffit juste de regarder mais…
Paul (???) : Ah bonjour Charles !
Charles Ingalls : Paul !
Charles Ingalls (en arrivant à la scierie) : Bonjour
Lars Hanson : Charles, Jim Tyler, Charles Ingalls.
Charles Ingalls : Ravi de vous connaître Monsieur Tyler.
Jim Tyler : Oh non appelle-moi Jim. J’ai horreur de Monsieur. Et puis je crois qu’on sera très vite amis.
Charles Ingalls : Alors appelez-moi Charles.
Jim Tyler : Ha. D’accord, fiston ! Tu m’es sympathique. Heu, j’ai préparé l’attelage comme j’étais en avance. Je pense qu’on ferait bien d’y aller. On va vous faire du bon travail Monsieur Hanson. Ne vous faites pas de souci. Heu… Fiston, tu sais mener des chevaux ?
Charles Ingalls : Oui, je crois que je pourrai.
Sur la route, sur le chariot
Jim Tyler : Oui, j’ai été sacré Meilleur Bûcheron pendant trente ans. C’est moi qui surveillais tout le monde. Et je connais absolument tout sur ce travail. Regarde-moi faire, ça pourra t’apprendre une chose ou deux. Je ne connais pas de fermier qui utilise correctement une de ces grandes scies. Il ne faut jamais pousser, seulement tirer. Il faut éviter de se pencher trop dessus.
Arrivés dans la clairière, où sont alignés les troncs d’arbre.
Jim Tyler : Ah, regarde ça. C’est de ça que je parlais. Tu vois, si tu appuies trop sur les dents de la scie, la sciure viendra s’y coller, les intervalles seront bouchés. Ça ne va pas ?
Charles Ingalls : Pourquoi vous demandez ça ?
Jim Tyler : Mais parce que t’as rien dis depuis tout à l’heure !
Charles Ingalls : Vous parlez assez tout seul !
Jim Tyler : Ah oui…
Charles Ingalls : Alors vous êtes un expert ?!
Jim Tyler : Oh ça oui, je crois.
Charles Ingalls : Vous êtes travailleur ?
Jim Tyler : J’ai toujours travaillé à fond, ou alors pas du tout.
Charles Ingalls : Alors vous avez la journée pour le prouver.
Charles Ingalls et Jim Tyler scient un tronc de plus en plus vite.
Ils arrivent devant la scierie en fin de journée.
Charles Ingalls (tirant sur les rênes) : Hooooo !
Lars Hanson : Comment s’est passé la journée ?
Charles Ingalls : Très bien. On a suffisamment de bois pour faire tourner la scierie demain.
Jim Tyler : Ouais, je crois avoir fait du bon travail. J’aurais pu faire encore beaucoup mieux si je n’avais pas eu un fermier à l’autre bout de la scie. (en riant) Ha ha ha.
Charles Ingalls : Il croît savoir scier, mais il sait surtout parler.
Jim Tyler : Mais c’est pas de ta faute, tu es un fermier.
Charles Ingalls : Je suis plutôt fier d’être fermier, et pour ce qui est de scier, je peux être aussi fort que vous et même meilleur.
Jim Tyler : Tu penses que je serais battu par un fermier, peut-être ?
Charles Ingalls : Oui, exact.
Lars Hanson : Avec deux hommes sur une scie, on ne peut pas voir grand-chose. C’est c’est très difficile de dire lequel des deux est le meilleur. Non mais de quelle manière vous départager à ce sujet-là, entre vrais bûcherons ?
Jim Tyler : Avec une hache, et une bûche, vous le savez ça ?
Lars Hanson : C’est exact, ouais, et c’est pourquoi l’entreprise Hanson offre une montre et un ruban bleu au gagnant du concours de coupe de bois pendant notre fête. Ces récompenses iront indiscutablement au meilleur coupeur de bois de la région.
Charles Ingalls : Je viendrai.
Jim Tyler : Ah oui, alors on va se rencontrer ? Ce sera moi le vainqueur !
Lars Hanson : Bon, alors affûtez vos haches tous les deux.
Jim Tyler : Ouais, ha ha ha (en riant)
Charles Ingalls et Jim Tyler, sur le chemin du retour à la maison
Jim Tyler : Tu as l’air fatigué, fiston ?
Charles Ingalls : Non, non, pas moi. Je pense qu’à rentrer m’amuser avec mes filles.
Jim Tyler : (en riant) Ha, ha, ha. Tu sais, en tant que meilleur bûcheron, je me dois de dire la vérité aux hommes que je vois travailler. Et c’est pour ça que je te dis que tu n’es pas du tout à la hauteur.
Charles Ingalls : Oui, je sais, je suis un fermier.
Jim Tyler : Oui, je suppose que tu es fort avec une charrue et un soc dans ton travail de fermier, mais dès que tu sors de là, c’est une autre histoire, hein ? Et tu as encore beaucoup à apprendre.
Charles Ingalls : Il y a longtemps que je sais manier la hache.
Jim Tyler : Qu’est-ce que tu dis ?
Charles Ingalls : Je dis que je sais manier la hache. Et on le verra bien à la fête.
Jim Tyler : Ah, oui, oui, on verra ça. Bon je tourne par là.
Charles Ingalls : Au revoir
Jim Tyler : Salut.
Jim Tyler, une fois Charles Ingalls éloigné, souffle et se dirige vers l’abreuvoir pour se rafraîchir.
Jim Tyler : Ah… Ah… Ouh…Ouh…
Dans la maison des Ingalls
Laura Ingalls : J’espère que Papa va rentrer bientôt. Je voudrais m’entraîner.
Caroline Ingalls : Il va arriver, ma chérie. Tu sais qu’il avait un nouvel équipier aujourd’hui, il n’a pas du vouloir trop le fatiguer.
Mary Ingalls : Est-ce que Papa est l’homme le plus fort du monde ?
Caroline Ingalls : (en riant) Non ma chérie, mais il est très fort. Je me demande souvent d’où il sort tant d’énergie.
Charles Ingalls entre dans la maison.
Laura et Mary Ingalls : Bonsoir Papa.
Charles Ingalls : Je rentre un peu tard !
Laura Ingalls : Ça fait rien. On a encore le (du ?) temps de jouer.
Mary Ingalls : Il faut que tu nous aides, toutes les deux.
Charles Ingalls : Pas ce soir !
Laura Ingalls : Mais on n’a plus qu’un jour pour s’entraîner !
Caroline Ingalls : Laura, tu as entendu ce que ton père as dit ? (à Charles Ingalls) Chéri, ça ne va pas ?
Charles Ingalls : Si, je suis un peu fatigué, c’est tout.
Caroline Ingalls : Le repas est prêt.
Charles Ingalls : Oh non ! J’ai eu un bon déjeuner. Je crois que je vais m’allonger une minute.
Caroline Ingalls (à Laura et Mary) : Je vais d’abord vous servir.
Caroline Ingalls (à Charles) : Ça s’est bien passé ?
Caroline Ingalls (à Laura et Mary, à voix basse) : L’homme le plus fort du monde s’est endormi !
Laura et Mary Ingalls (en riant) : Ah Ah !
La nuit est tombée. Dans la maison des Ingalls, Charles Ingalls est allongé sur le lit, Caroline Ingalls lui masse le dos.
Charles Ingalls : Aaaoooh ! Oooh !
Caroline Ingalls : Ça fait mal ?
Charles Ingalls : Oh, non. Au contraire ! Oh, là, sur les épaules s’il te plaît. J’ai les muscles douloureux. Oh, oui. Là. Oh. Ah, ce Tyler, alors c’est vraiment le plus …
Caroline Ingalls : C’est le plus grand fier à bras qu’il y est au monde.
Charles Ingalls : Oui…
Caroline Ingalls : Oui, j’ai compris. Tu ne fais que le répéter.
Charles Ingalls : Oui, il ferait tomber les bras à une statue. Il a modestement admis en savoir plus sur le bois que n’importe qui d’autre. Et pour m’excuser ensuite, tu sais ce qu’il a dit ?
Caroline Ingalls : Oui, que ce n’est pas ta faute, tu n’es qu’un fermier.
Charles Ingalls : Oui. Il va avoir une belle surprise celui-là. Il va apprendre comment on se sert d’une hache, ça alors je te le garantis.
Caroline Ingalls : Je crois entendre Laura. La seule chose dont elle parle, c’est battre Nellie Oleson.
Charles Ingalls : Oh expliques lui que tout ça n’a aucun sens. C’est très malsain cette envie de battre une rivale. L’important c’est de participer. C’est pas d’être le premier ou le dernier. Tu devrais lui dire tout ça.
Caroline Ingalls : Je le lui dirai, Charles.
Charles Ingalls (en s’endormant) : Huuuummmm.
Dans la maison des Tyler, Helen Tyler commence à masser son mari Jim.
Jim Tyler (en souffrant un peu au moment où sa femme commence à le masser): Oh Oh Ohhh… Mais c’est glacé. Ecoute, tu devrais le réchauffer un peu ton liniment.
Helen Tyler : Oh, non pas pour un vieux fou comme toi !
Jim Tyler : Oh !
Helen Tyler : Tu l’as voulu en allant faire l’idiot. Maintenant, tu l’as !
Jim Tyler : Je vais pas lui demander de ralentir. Oh, c’est ça. Oui, là, là, là ! Oh oui. Ecoute bien ça. Je vais t’épouser.
Helen Tyler : Tu l’as déjà fait il y a 40 ans.
Jim Tyler : Ah oui.
Helen Tyler : Si c’était maintenant je dirais non.
Jim Tyler : Ooooh !
Helen Tyler : Toujours vouloir faire mieux que ceux avec lesquels tu travailles. Oh, je ne connais personne de plus bête.
Jim Tyler : C’est encore moi le meilleur.
Helen Tyler : Tu vas te tuer à ce petit jeu-là. Autrefois peut-être alors là tu battais n’importe qui. Mais c’est loin ce temps-là. Et toi aussi tu as vieilli, comme les autres.
Jim Tyler : Toi tu es comme ce Swenson. Ecoute c’est moi seul qui ai fait de la compagnie Swenson ce qu’elle est. J’ai abattu plus d’arbres que n’importe qui dans le Minnesota. Alors toi tu es comme lui. Vous voulez déjà me mettre dans la tombe.
Helen Tyler : Oh non. A ton âge, tu pourrais trouver de nombreux travaux moins durs.
Jim Tyler : Tu voudrais peut-être que je m’abaisse à balayer par terre, hein ? Ouh ! Ah !
Helen Tyler : Non mais tu veux vivre sans avoir à prouver tous les jours que tu es le plus fort.
Jim Tyler : Tu sais bien que je le suis.
Helen Tyler : Oui, tu es fort.
Jim Tyler, en s’endormant : Je battrais cet Ingalls, je le battrai, je ……
Helen Tyler : Tu le battras, mais oui. Tu n’es qu’un vieil entêté.
La veille de la fête, Mme Ingalls arrive chez les Oleson. Nels termine la décoration extérieure du magasin. Puis Mme Ingalls entre dans le magasin.
Caroline Ingalls : Bonjour monsieur Oleson !
Nels Oleson : Oh, bonjour Mme Ingalls.
Caroline Ingalls : Dites donc, c’est très joli.
Nels Oleson : Ah, merci. Merci beaucoup.
Caroline Ingalls : Bonjour !
Caroline Ingalls : Ah ! Je crois que tout le village va bien s’amuser pendant cette fête.
Harriett Oleson : Ah… Je pensais justement à… à vos deux filles.
Caroline Ingalls : Mes filles ?
Harriett Oleson : Oui… Oui Mary et Laura. Vous comprenez… Oh ne soyez surtout pas contrariée. Mais enfin certains enfants sont plus gâtés par la nature que d’autres.
Caroline Ingalls : Quoi ?
Harriett Oleson : Mais oui ! Oh, je sais bien que je parle en tant que mère mais …
Caroline Ingalls : Hmm Hmm
Harriett Oleson : Eh bien, Nellie et Willy ont toujours été très très bons en exercice physique. Eh oui, je suppose qu’ils tiennent de leur mère. J’étais très agile quand j’étais jeune
Caroline Ingalls : Ah oui ?
Harriett Oleson : Hmm Hmm
Caroline Ingalls : Oh mais je pense qu’il y a un rapport évident. On dit que ces choses-là se transmettent de génération en génération.
Harriett Oleson : J’ai lu ça moi aussi.
Caroline Ingalls : Hmm Hmm ?
Harriett Oleson : Ah bon voyons ça fait 28 cents. Vous voulez du liquide ou est-ce que je vous les inscrits ?
Caroline Ingalls : Inscrivez-les plutôt.
Harriett Oleson : Bon d’accord.
Caroline Ingalls : Votre mère était bonne cuisinière ?
Harriett Oleson : Oh ! Ma mère était la meilleure ! Pourquoi ?
Caroline Ingalls : Oh, je voulais savoir c’est tout. Vous et moi nous allons prendre part au concours de la meilleure tarte et je me demandais s j’avais des chances de gagner.
Harriett Oleson : Mais alors là, Mme Ingalls, je ne voudrais surtout pas vous décourager, mais… ma recette me vient de très loin.
Caroline Ingalls : Oui je sais, de génération en génération.
Harriett Oleson : Oui…
Caroline Ingalls : Eh oui… ça j’en étais sûre. Merci. Bonne journée.
Harriett Oleson : Au revoir.
Chez les Ingalls, pendant le repas.
Charles Ingalls : Hummm. Très bonne tarte, Mme Ingalls !
Mary Ingalls : Oh oui j’ai aimé ça M’man.
Caroline Ingalls : Merci.
Caroline Ingalls (à son mari) : Tu n’en reprends pas ?
Charles Ingalls : Tu crois que j’ai pas assez mangé ?
Caroline Ingalls : Comme trois hommes !
Charles Ingalls : Ah ah ah !a
Laura Ingalls : Pourquoi tu étais si fatigué hier, papa ?
Charles Ingalls : Oh, j’avais fait un petit concours avec monsieur Tyler. Demain on va s’affronter encore avec des haches. Et à l’écouter parler, il se croit imbattable.
Laura Ingalls : Mais tu gagneras papa parce que tu es le meilleur !
Charles Ingalls : Très bien parlé.
Caroline Ingalls : Vous avez goûté aux tartes de Mme Oleson déjà ?
Mary Ingalls : Oh oui maman au moins 3 fois pour des anniversaires.
Caroline Ingalls : Vous n’avez rien remarqué de spécial qui les rende meilleur que les autres ?
Laura et Mary Ingalls : Non !
Charles Ingalls : Qu’est-ce que tu as à t’intéresser à ce que les Oleson mangent ?
Caroline Ingalls : Mais Mme Oleson et moi on va participer au concours. J’aurais voulu savoir comment elle fait ses tartes.
Mary Ingalls : Tu gagneras sûrement.
Laura Ingalls : Oui, il faut remporter chaque épreuve.
Charles Ingalls : Eh là ! Une minute. Gagner ce n’est pas tout. L’important c’est d’être présent et faire de son mieux !
Caroline Ingalls : Votre père a raison. Gagner ce n’est pas tout.
Laura et Mary sont dans leur lit.
Mary Ingalls : Essaye de dormir !
Laura Ingalls : Je me lèverai de bonne heure demain pour aller m’entrainer.
Mary Ingalls : Si tu dors pas, tu seras maladroite.
Laura Ingalls : Je crois que papa a raison. Gagner c’est moins important que participer à un concours.
Mary Ingalls : Bien sûr qu’il a raison !
Laura Ingalls : Mais je voudrais bien battre Nellie et Willy.
Mary Ingalls : Moi aussi.
Laura Ingalls : Bonne nuit !
Mary Ingalls : Bonne nuit !
Charles et Caroline Ingalls sont dans leur lit.
Caroline Ingalls : Charles
Charles Ingalls : Hum ?
Caroline Ingalls : C’est peut-être très mal, mais je voudrais vraiment faire mieux que Mme Oleson.
Charles Ingalls : Oui, je comprends ça.
Caroline Ingalls : C’est vrai ?
Charles Ingalls : Hum Hum. Parce que moi aussi je voudrais battre Tyler.
Caroline et Charles Ingalls rigolent.
Charles Ingalls : Ne le dis surtout pas aux filles. Dors bien.
Caroline Ingalls : Toi aussi.
Le lendemain matin, tout en jouant avec son cerceau, Laura rejoint son père dans la grange ; il aiguise une hache.
Charles Ingalls : Je vois que tu fais une mise au point de dernière minute !
Laura Ingalls : Oui. Je suis déjà prête.
Charles Ingalls : Parfait.
Laura Ingalls : Tu vas prendre deux haches, Papa ?
Charles Ingalls : Hum hum. Exact. Abner Wilson m’a prêté la sienne. Elle est presque neuve et elle m’aidera à gagner. Enfin j’espère.
Caroline Ingalls : Charles, je voudrais ton avis : je n’arrive vraiment pas à en choisir une.
Charles Ingalls : Eh bah, prends les deux !
Laura Ingalls : On a seulement droit à une chacune.
Charles Ingalls : Je sais mais l’autre on la mangera.
Tous trois rigolent.
Caroline Ingalls : Je déciderai tout à l’heure.
Charles Ingalls : D’accord. (À Laura) : Aide ta mère à charger nos affaires, parce qu’à ce train-là on va arriver en retard.
Laura Ingalls : J’y vais.
Dans la maison des Tyler, Jim aiguise une hache.
Jim Tyler : Eh.
Helen Tyler : Tu crois que ça va suffire?
Jim Tyler : Tu veux me gaver, je suppose.
Helen Tyler : Oh non, voyons. Tu n’as rien pris au petit-déjeuner.
Jim Tyler : Oh, c’est mon estomac.
Helen Tyler : Hum Hum. Tu as des frelons dans l’estomac.
Jim Tyler : Ma grand-mère, elle, elle disait plutôt des papillons.
Helen Tyler : Papillons ou frelons, c’est pareil.
Jim Tyler : Et qu’est-ce que c’est que ce liniment ?
Helen Tyler : Au cas où ça serait nécessaire, on trouvera bien un endroit où personne ne verra rien.
Jim Tyler : Non, surtout pas. Je n’aurais pas de mal à tous les battre tout à l’heure. Attends de voir des copeaux de la taille d’une assiette voler des tous côtés dans les airs. Ah, je les battrai.
Helen Tyler : Oh, que tu perdes ou tu gagnes, tu seras bien le même pour moi : l’homme que j’ai épousé, l’homme que j’aime ! Jim, ça n’a rien de mauvais de devenir vieux.
Jim Tyler : Ah.
Helen Tyler : Mais oui les années difficiles sont passées et déjà loin.
Jim Tyler : Ouais.
Helen Tyler : Et on ne garde en tête que les plus belles, les mauvaises sont oubliées.
Jim Tyler : Oui, c’est vrai.
Helen Tyler : 40 ans de mariage. Sacré 38 ans meilleur bûcheron. Combien d’hommes peuvent dire ça ?
Jim Tyler : Oh, pas beaucoup, je crois.
Helen Tyler : Hum, hum. C’est ce que j’essaie de te dire. Y’a tellement de belles choses pour remplir tes souvenirs. Hum ? C’est ça qui est agréable quand on est vieux. Il n’y a plus rien à prouver à personne. Et ça tu l’a déjà fait des dizaines de fois.
Jim Tyler : Je peux encore le faire tout à l’heure. Je veux que ma femme soit fière de son vieux mari.
Tous deux ricanent.
Jim Tyler : Allez. C’est l’heure.
Dans le village, la course de chevaux se termine. Les spectateurs applaudissent.
Charles Ingalls : Vous avez gagné, Abner !
Un spectateur : Bravo !
Lars Hanson : Voilà votre ruban. Un peu de silence tout le monde. Le vainqueur de la course de chevaux est Abner Wilson.
Les spectateurs applaudissent.
Charles Ingalls : Bravo Abner ! Ah, ah, ah.
Lars Hanson : Attendez, la fête commence seulement. Elle durera pendant toute cette journée, j’espère ! Ah, maintenant c’est au tour des concurrents du saut à la corde d’entrer en action et de nous montrer leur adresse. Qu’ils se rendent tous là-bas. Et les cuisinières qui participeront au concours de la meilleure tarte doivent apporter leurs merveilles au révérend Alden.
Mary Ingalls (à sa mère) : Bonne chance !
Caroline Ingalls (à sa fille) : Bonne chance !
Charles Ingalls : Allez, toutes les deux.
Harriett Oleson (à sa fille) : Viens…
Nellie Oleson : Non ! J’ai pas besoin de conseils, maman !
Nels Oleson (à Harriett) : Ne t’inquiètes pas !
Harriett Oleson (à sa fille) : Tu ne vas pas aller à…
Nels Oleson (à Harriett) : Je m’occupe d’elle. Toi vas-y, elles t’attendent, là-bas.
Au concours de saut à la corde
Docteur Baker : Prêts ? Attention ! Il tire en l’air au revolver pour donner le départ du concours de saut à la corde.
Charles Ingalls : Vas-y, Mary !
Lars Hanson : Allez les enfants !
Docteur Baker (à une fille) : Oh, éliminée !
Nels Oleson (à son fils) : Allez continue comme ça !
Lars Hanson : Non, il tiendra pas.
Un spectateur : Ah ! Ah ! Ah!
Nels Oleson (à son fils) : Vas-y, c’est bien !
Charles Ingalls : Continues, Mary !
Au loin, Jim Tyler affûte sa hache.
Monsieur Kennedy : Regardez les sauter, c’est un régal.
Au concours de tartes
Révérend Alden : Elles sont toutes bonnes, c’est une grave décision à prendre. J’ai limité le choix entre trois dernières concurrentes.
Révérend Alden : Mme Grandy, je peux vous dire qu’elle est délicieuse.
Mme Grandy : Oh, merci révérend !
Révérend Alden : Bon. Mme Oleson, votre tarte est vraiment excellente.
Harriett Oleson : Oh, merci !
Révérend Alden : Quant à celle de Mme Ingalls, elle est remarquable !
Mme Ingalls rigole.
Révérend Alden : Oh, Mme Grandy, votre tarte est parfaite !
Mme Grandy : Merci !
Révérend Alden : C’est vous qui gagnez le concours de la meilleure tarte !
Mme Grandy : Oh ! Oh, merci révérend !
Mme Grandy : Oh !
Tous applaudissent.
Helen Tyler : Oh ! Félicitations !
Mme Grandy : Oh ! Merci, oh ça alors c’est magnifique.
Helen Tyler : Vous l’avez mérité !
Caroline Ingalls (à Harriett Oleson) : Oui, un peu comme vous, je crois qu’on peut dire que sa recette est passée de génération en génération.
Harriett Oleson : Notre génération ?!
Au concours de saut à la corde
Docteur Baker : Ça nous fait 5 minutes et 22 secondes, les enfants !
Charles Ingalls : Tiens bon, Mary, vas-y !
Nels Oleson : Vas-y, Willy !
Charles Ingalls : C’est bien !
Nels Oleson : Bravo, fiston, allez vas-y ! Tu vas gagner si tu continues. Tiens bon, continues comme ça !
Charles Ingalls : Pas trop vite, Mary, pas trop vite !
Lars Hanson : Regardez-les, ils sautent comme des corbeaux !
Mr Kennedy (en rigolant) : Ah oui.
Tous les encouragent. Puis Mary chute.
Un spectateur : Oh !
Docteur Baker : Oh ! Eu ! Elle s’est fait mal ?
Charles Ingalls : Oui c’est la cheville ? Ça va aller ?
Mary Ingalls : Oui, oui.
Charles Ingalls : C’est rien de grave.
Docteur Baker : Très bien. Le vainqueur et champion d’un formidable concours est notre ami Willy Oleson !
Mr Kennedy : C’est très bien, Willy. C’est très bien!
Un spectateur : Bravo!
Tous applaudissent Willy.
Jim Tyler, en train d’affûter sa hache, est rejoint par se femme.
Helen Tyler : Oh… Quelle magnifique journée, ils s’amusent tous comme des fous. Ouf…
Jim Tyler : Le révérend a apprécié ta tarte ?
Helen Tyler : Mme Grandy m’a battu.
Jim Tyler : Quoi ? C’est laquelle ? Où est-elle ?
Helen Tyler : C’est cette gentille dame tout en gris avec un bonnet.
Jim Tyler : Ah, je la vois, oui. Elle est mignonne !
Helen Tyler : Oh, je t’en pris.
Jim Tyler : Ouais. Ah, ah, ah !
Helen Tyler : Fais-moi plaisir, allez viens les voir.
Jim Tyler : Oh, mais je vois bien d’où je suis, ça va.
Helen Tyler : Oh, quelle tête de mule. Pousses-toi un peu.
Jim Tyler : Oui.
Docteur Baker : Bon alors. Bon alors attention, vous êtes toutes prêtes pour la course en poussant un cerceau ? Il faut bien le faire rouler, et pas le porter !
Helen Tyler : Je parie sur la blonde avec la robe bleue et les rubans rouges.
Jim Tyler : Je choisis celle en robe rayée.
Docteur Baker : Vous êtes prêtes ? Attention ! Il tire au revolver pour donner le départ.
Tous les spectateurs applaudissent et encouragent.
Jim Tyler : Allez ! Vas-y !
Helen Tyler : Ah, ah, ah!
Jim Tyler : Allez, petite, allez, rattrapes la !
Helen Tyler : Allez vas-y jolie blonde !
Un spectateur : Allez, allez, allez ! Allez ! Ca y est, elle va gagner !
Nellie Oleson : Ouais !!
Un spectateur : Ah, Ah, Ah !
Harriett Oleson : Ah, Ah, Ah !
Nels Oleson : Ça c’est bien. Bravo !
Charles Ingalls : Eh oui, elle a gagné. Allez, c’est rien.
Docteur Baker : Un peu de silence. La championne de l’épreuve du cerceau est notre amie Nellie Oleson.
Nellie Oleson : Hi, hi !
Charles Ingalls : Hé ! Fais pas la grimace !
Laura Ingalls : Elle m’a poussée, Papa.
Charles Ingalls : Oh, c’était surement un accident.
Laura Ingalls : Non, je la connais.
Charles Ingalls : Tu le sais bien, ça n’a pas d’importance. Tu t’es amusée, c’est le principal !
Laura Ingalls : Oui ! Si on mangeait ?
Caroline Ingalls rigole.
Charles Ingalls : Très bonne idée. Tiens, allons manger !
Sur le pique-nique.
Charles Ingalls (à Mary) : Tu t’es bien tordu la cheville, j’ai l’impression.
Mary Ingalls : Oh, oui alors ! Je regrette d’avoir été battu par Willy. Je savais pas qu’il se débrouillait si bien.
Laura Ingalls : Oh, il s’est exercé en cachette, je te parie. Sa mère avait dû le menacer de le punir s’il était battu.
Charles et Mary rigolent.
Laura Ingalls : Tu pourras quand même courir dans la course à trois pieds, j’espère ?
Mary Ingalls : Ah, ça, j’y compte bien alors !
Lars Hanson : Mesdames et messieurs, un instant d’attention s’il vous plaît. C’est maintenant le tir à la corde. Dans trois minutes, les hommes forts sont attendus.
Laura Ingalls : Est-ce que tu vas y participer?
Charles Ingalls : Je suis assez fort, non ?!
Charles, Laura et Mary rigolent.
Charles Ingalls : Allez, laissez tout ça et venez encourager votre héros.
Laura Ingalls (en arrivant à la table de jardin où mangent les Oleson) : Papa va gagner le tir à la corde !
Nellie Oleson : Et toi, est-ce que tu vas y aller ?
Nels Oleson : Oh non, ce n’est pas du tout mon style !
Willy Oleson : Mr Ingalls y sera, lui, d’après Laura!
Nellie Oleson : Tu pourrais essayer !
Nels Oleson : Il n’en est pas question !
Harriett Oleson : Nels, tu ne veux pas que les enfants se montrent fiers de toi ?
Nels Oleson : Si, chérie…
Autour du trou rempli de boue pour le tir à la corde
Docteur Baker : Voilà, ça fait cinq de ce côté, Hanson !
Lars Hanson : Ouais, ils sont six de ce côté-là. (À Nels Oleson) : Eh ! Et bah voilà l’homme qu’il nous fallait. Allez Oleson, allez !
Nels Oleson : Ah, Non, non, Non, non. Ça, il n’en est pas question !
Harriett Oleson : Enlèves ton veston !
Nels Oleson : J’ai changé d’avis.
Lars Hanson : Bravo. Bon, allez. Allez vous mettre ici, là. Il suffit de tirer sur la corde, c’est tout. Allez, bonne chance !
Lars Hanson rigole et les spectateurs applaudissent.
Charles Ingalls (à son équipe) : Allez-y, hein, tirez !
Docteur Baker : Mettez-vous en place, messieurs. Non, non, ne tirez pas encore ! Attendez mon signal. Attention ! Il tire en l’air au revolver pour donner le signal.
Les spectateurs encouragent. La famille Ingalls encourage Charles.
Charles Ingalls (à son équipe) : Allez-y, tirez, on les a, tirez !
Les encouragements continuent.
Charles Ingalls (à son équipe) : C’est bon, allez ! Allez-y, on les a !
Les encouragements continuent.
Charles Ingalls (à son équipe) : Ça y est presque !
Nels Oleson tombe dans le trou. Les spectateurs et l’équipe de Charles Ingalls rigolent. Profitant que l’équipe de Charles Ingalls a relâché son effort, l’équipe de Nels tire subitement sur la corde ce qui amène à son tour Charles Ingalls dans la boue.
Charles Ingalls et Nels Oleson rigolent, ainsi que les spectateurs.
Docteur Baker : Silence ! La victoire au tir à la corde revient à Oleson et son équipe !
Charles Ingalls : Bravo, Nels !
Nels Oleson (surpris) : J’ai gagné ?!
Charles Ingalls (avec la cocarde du vainqueur) : Laissez-moi l’épingler. Laissez-moi l’épingler sur vous.
Charles Ingalls et Nels Oleson rigolent.
Charles Ingalls : Félicitations !
Charles Ingalls et Nels Oleson sortent de la maison des Oleson.
Charles Ingalls : Merci pour les vêtements propres ! Ça m évite de devoir rentrer chez moi.
Nels Oleson : De rien Charles.
Charles Ingalls : A plus tard
Nels Oleson : A plus tard !
Charles Ingalls rejoint sa famille sur le lieu du pique-nique.
Charles Ingalls (en parlant de Mary) : Comment va-t-elle ?
Laura Ingalls : Elle ne pourra pas courir.
Caroline Ingalls : Elle a dû surement se faire une légère entorse.
Charles Ingalls : Oh, c’est trop bête.
Lars Hanson : Et voici maintenant la course à trois pieds, ouverte aux enfants et aux dames. Veuillez aller sur la ligne de départ.
Laura Ingalls : J’aurai tellement aimé la faire !
Charles Ingalls : Oui, ça je sais, mais Mary peut à peine marcher.
Charles Ingalls (en regardant sa femme) : La course est ouverte aux enfants et aux dames !
Caroline Ingalls : Oh !
Laura Ingalls : Maman, tu dois courir !
Caroline Ingalls : Oh, non, je serais idiote !
Charles Ingalls : Bah, pourquoi ça ? Tu es une dame, non ?
Laura rigole.
Caroline Ingalls : Bon, alors d’accord, j’essaierai ! Elle rigole.
Charles Ingalls : Tout s’arrange ! Eh, allez, remets ta chaussure, il faut pas manquer ça.
Laura Ingalls (en arrivant à la table de jardin où mangent les Oleson) : Maman et moi, on va gagner la course à trois pieds !
Harriett Oleson : Quoi ? Mme Ingalls va courir ? Bah, elle a droit ?
Nels Oleson : Elle a entièrement le droit.
Nellie Oleson : Mais, c’est pas normal, Mme Ingalls est une grande personne !
Willy Oleson : Puisqu’elle court, vas-y toi aussi, tu la battras !
Harriett Oleson : Ça, je sais. Oh non, je ne trouve pas ça convenable.
Nels Oleson : Harriett, tu ne veux pas que les enfants se montrent fières de toi ?
Nellie rigole.
Harriett Oleson : Hum !!!
Sur le parcours de la course à trois pieds.
Révérend Alden : Ca y est ! Tout le monde est attaché ?
Les participants au jeu (en chœur) : Oui !
Révérend Alden : Très bien ! Quand vous voudrez, docteur !
Docteur Baker : Vous êtes prêtes ? Attention ! Il tire au revolver pour donner le départ.
Les spectateurs encouragent les participants.
Révérend Alden : Ca y est !
Nels Oleson (à sa femme) : Bravo ! Tu t’es fait battre. Mais qu’est-ce que tu as fabriqué ?
Harriett Oleson : Mais ne crie pas comme ça ! Je te parie qu’elles se sont entraînées.
Révérend Alden : Les vainqueurs de cette passionnante et difficile course à trois pieds, Mme Ingalls et sa fille Laura.
Docteur Baker (à Harriett Oleson : Il doit toujours y avoir des perdants !
Harriett Oleson : Oh, mais, j’aurais surement gagné si on ne m’avait pas gêné !
Nellie Oleson (réagissant à Laura qui lui tire la langue) : Oh ! Elle tombe.
Harriett Oleson : J’étais sûre … Elle tombe à son tour, provoquant également la chute de Nels. Caroline et Laura Ingalls en rigolent.
Sur le concours de coupe de bois.
Lars Hanson : Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, voici maintenant la dernière épreuve de la journée : le concours de coupe de bois. Cinq concurrents se sont inscrits et la course se fera en deux manches pour que tout le monde ait une chance. Le gagnant de la première manche et le gagnant de la seconde manche disputeront la finale l’un contre l’autre. Et le vainqueur recevra la cocarde de la ville et une superbe montre offerte par la compagnie de votre serviteur, la compagnie Hanson. Les spectateurs applaudissent. Docteur, quand vous voudrez !
Docteur Baker : Allez, messieurs ! Vous êtes prêts ? Attention ! Il tire au revolver pour donner le départ.
Les spectateurs encouragent les participants.
Docteur Baker : Vainqueur de la première manche : Jim Tyler !
Les spectateurs applaudissent.
Lars Hanson : Vous avez quinze minutes de repos avant la seconde manche. Vous aurez le temps d’affûter vos haches, si vous croyez que ça suffira à vous faire gagner… Il rigole. Ha ! Ha !
Charles Ingalls souffle en regardant Jim Tyler.
Jim Tyler : He ! He ! He ! He!
Mr Kennedy : He! He!
Jim Tyler (en se désaltérant) : Ha! (À sa femme qui le rejoint). Je te l’avais dit, ton vieux bonhomme est le meilleur bûcheron, et il n’est pas encore trop vieux.
Helen Tyler : C’est encore un jeune homme, il est loin d’être vieux.
Jim Tyler : Oui, oui, c’est vrai.
Laura Ingalls (apportant une tasse à son père) : Tiens Papa.
Charles Ingalls : Ah ! Ah, oui, ça je veux bien. Ah, c’est bon. Eh, fais pas cette tête là, ce n’est que la première manche.
Laura Ingalls : Oui, et tu vas le battre !
Charles Ingalls : Ah ! Ah ! Ça, j’espère que oui !
Docteur Baker : Tous en place ! Attention ! Il tire au revolver pour donner le départ.
Les spectateurs encouragent les participants.
Laura et Mary Ingalls (encourageant leur père) : Allez, vas-y ! Oui, vas-y Papa !
Docteur Baker : Oh, là ! Arrêtez ! Vainqueur de la seconde manche : Charles Ingalls !
Les spectateurs applaudissent : Bravo Ingalls !
Laura et Mary Ingalls : Bravo Papa !
Lars Hanson : Les finalistes qui se disputeront le ruban bleu et la montre seront Jim Tyler et Charles Ingalls !
Les spectateurs applaudissent.
Laura et Mary Ingalls : Bravo Papa !
Lars Hanson : Vous avez quinze minutes de repos ! Quinze minutes !
La famille Ingalls rejoint le lieu de pique-nique.
Charles Ingalls : C’est gagné !
Mary Ingalls : Tu l’auras, Papa !
Charles Ingalls : Oh, oui, il est fatigué ! J’ai bien regardé tout à l’heure, il soufflait comme un phoque.
Caroline Ingalls : Oui, je l’ai aussi remarqué.
Charles Ingalls : Il aura pas le temps de récupérer.
Laura Ingalls : S’il est vraiment fatigué, tu vas gagner ?
Charles Ingalls : Ah bah, j’espère bien ! Tiens, où est ma pierre à aiguiser, je l’ai perdu ?
Mary Ingalls : On va la chercher, Papa.
Charles Ingalls : Non, non, j’en ai une autre en réserve. Je reviens.
Charles Ingalls va chercher sa pierre à aiguiser dans le local Hanson, et est rejoint par Helen Tyler.
Helen Tyler : Monsieur Ingalls, je peux vous parler un moment ?
Charles Ingalls : Ah, si je peux aiguiser ma hache en vous écoutant !
Helen Tyler : Oh, oui, bien sûr, allez-y.
Helen Tyler : Monsieur Ingalls, mon mari est fatigué.
Charles Ingalls : Il est pas le seul.
Helen Tyler : Eh, lui, c’est pire que ça. Il ne veut pas l’avouer, surtout pas à moi. Ça ne lui arrivait jamais les années où il était Meilleur Bûcheron. Ah, si vous l’aviez connu à cette époque-là ! Que ce soit à la hache ou à la scie, il pouvait battre n’importe qui, même deux hommes de suite. Jamais fatigué ni malade. Mais aujourd’hui ce n’est plus vrai. Et, il s’en rend compte. Chaque matin, il est persuadé de devoir prouver qu’il n’est pas trop vieux. Et, chaque matin, ça lui devient plus difficile. Et s’il veut le ruban et la montre, ce n’est pas pour le mettre sous le nez des autres ! Mais ce qu’il veut, c’est les avoir, et les toucher. Il espère pouvoir conserver ce que les années lui enlèveront bientôt complètement. C’est pour ça qu’il veut tellement gagner l’épreuve et la montre. Une montre qui chaque jour lui rappellera qu’il reste le Meilleur Bûcheron. Merci de m’avoir écouté.
La finale débute.
Lars Hanson : Les finalistes Jim Tyler contre Charles Ingalls !
Les spectateurs applaudissent.
Docteur Baker : Allez, messieurs. Vous êtes prêts ? Attention ! Il tire au revolver pour donner le départ.
Les spectateurs encouragent les deux finalistes.
Mme Mandy : Oui ! Vas-y ! Courage ! Continue ! Vas-y!
Mary Ingalls : Allez ! Allez Papa !
Laura Ingalls : Allez ! Allez, vas-y Papa! Allez, vas-y!
Mary Ingalls : Allez ! Vas-y Papa ! Allez Papa ! Allez!
Jim Tyler : Allez, vas-y Jim !
Laura Ingalls : Allez, vas-y ! Oh, vas-y Papa !
Jim Tyler : Allez, vas-y ! Vas-y, Jim ! Allez, Jim ! Oui !
Docteur Baker : Le grand vainqueur de l’épreuve de la coupe de bois, Jim Tyler !
Les spectateurs (ils applaudissent) : Bravo !
Lars Hanson : Une seconde de silence s’il vous plaît ! Et maintenant voici la remise de la magnifique montre offerte par la généreuse compagnie Hanson au champion Jim Tyler !
Helen Tyler (à son mari, pendant que Lars Hanson parlait) : Tu as gagné !
Les spectateurs applaudissent : Bravo !
Charles Ingalls (à Jim Tyler) : Ça a été une jolie lutte ! Vous avez bien mérité de gagner !
Jim Tyler : Oh, tu, tu t’es défendu, hein ?
Charles Ingalls : Comme un fermier !
Tous deux rigolent avec Helen Tyler.
Les spectateurs : Bravo ! bravo !
Lars Hanson : Mes félicitations, Jim ! Tenez, voilà votre montre !
Caroline Ingalls rigole quand son mari la rejoint.
Charles Ingalls (à sa fille Laura) : He ! Ah bah, soit pas triste ! On s’est bien amusé, non ? J’ai fait de mon mieux ! Allez, il est temps de rentrer à la maison. Je vais avancer le chariot.
Caroline Ingalls : Allez les filles, on va ramasser nos affaires.
Lars Hanson (à Jim Tyler) : Ah, accrochez la bien, hein !
Docteur Baker (voulant ajuster la montre) : Attendez !
Tous rigolent et applaudissent Jim Tyler.
Charles Ingalls rejoint son chariot, suivi de peu par sa fille Laura.
Laura Ingalls : Papa, tu t’es d’abord servi de la hache neuve, et tu l’as changé contre la vieille.
Charles Ingalls : Oui, tu as raison.
Laura Ingalls : Mais pourquoi ?
Charles Ingalls : Bon, attends, je vais t’expliquer. Monsieur Tyler est très habile avec une hache, mais il est déjà âgé. Et, quand on vieillit, on se fatigue beaucoup plus vite. Mais réfléchis. Si tu gagnes une course sans prendre de risques contre quelqu’un de très lent, ça ne veut rien dire ?
Laura Ingalls : Non, rien du tout.
Charles Ingalls : Et c’est pour ça que j’ai changé de hache. Pour rétablir l’équilibre entre moi et Monsieur Tyler. Est-ce que tu comprends ça ?
Laura Ingalls : Oui, je suppose. Monsieur Tyler, en tout cas, est ravi d’avoir gagné.
Charles Ingalls : Sûrement pas autant que moi d’avoir perdu.
La famille quitte la ville en chariot.
Générique de fin